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lundi 17 février 2014

Meurtres à Oxford première partie et anniversaire du blog!

Et voilà, cela fait maintenant 4 ans que mon blog est ouvert.

Nous l'avions fabriqué avec maman le 12 février 2010 pour être précise.

Il s'appelait, il y a fort longtemps, "Nawelle va vous raconter", puis "La Nature de Nawelle", puis "Aqua's", puis de nouveau "Nawelle va vous raconter", et maintenant il s'appelle "Marie Orna", et ça ne changera plus.

Pourquoi? Parce-que Marie Orna, c'est le nom que j'ai trouvé, un jour, en cherchant un pseudo pour un jeu que je venais d'inventer (S'envoyer des lettres, que certains connaissent très bien!).
Marie, parce-que c'est mon deuxième prénom (petite, j'avais l'intention de changer de nom officiellement et de m'appeler Marie plus tard...), et Orna.. parce-que j'ai mis quatre lettres côte à côte et ça faisait ça.
Voilà pour la petite histoire.

Et donc, pour fêter ces 4 ans, je vous fait lire en exclusivité (même si certains l'ont déjà lue) la première partie de ma nouvelle... Meurtres à Oxford, tome 1: La starlette!






Meurtres à Oxford
La starlette















Chapitre 1:
La Sœur Potiche du Prodige

Nous sommes le 21 juin 1956, à Londres.
Je m'appelle Mary Hale et j'ai 15 ans. Ma grande sœur, de sept ans mon aîné, s'appelle Margaret, Margaret Hale. C'est une actrice connue pour avoir joué dernièrement dans London's Bridge, mais ce n'est pas son premier film. Elle a joué dans 9 films. Celui qui a lancé sa carrière, il est sorti au cinématographique juste après la mort de notre père. Il s'appelait Robert Hale et c'était un violoniste très convoité dans toute l'Angleterre. Il est décédé d'une tumeur aux poumons, selon les médecins. J'avais alors six ans et Margaret treize. Sa mort nous a énormément blessées. Ça a peut-être donné plus de talent à ma sœur, mais je sais qu'au fond d'elle, il y a une cicatrice qui lui fait mal, très mal. Ma mère, devenue veuve, a ouvert un salon de thé, une des dernières volontés de mon père, avec l'héritage qu'il lui a laissé. Je pense qu'il aurait été fier d'elles. De Margaret et de maman. Moi, je ne sais toujours pas quoi faire plus tard, ce qui est «tragique» à mon âge, d'après les adultes. En dehors de l'université (nous avons déménagé cette année à Oxford!), je traîne avec mes amis artistes. Eux aussi, ils ont trouvé leur chemin. Quand je les vois faire glisser leur crayon sur une feuille de papier avec tant d'aise, je me demande pourquoi on ne m'a pas offert ce don. Mais bon, arrêtons de se plaindre de moi.
Car ce jour-là, Margaret était à l'honneur. Je l'accompagnais, comme souvent, pour une interview sur le plateau d'une émission très célèbre. Pour moi, l'emmener à l'interview est un calvaire. Je suis très, très contente pour elle, mais être la «Sœur potiche du Prodige», c'est pas très classe. À cinq minutes du lancement de l'émission, tout le monde s'active. Ma sœur termine de se faire maquiller, coiffer, retoucher et elle interprète parfaitement un sourire de star devant le miroir. Qu'elle est belle avec ses anglaises châtain clair! Moi, mes longs cheveux auburn forment une tresse par dessus mon épaule. Je suis nostalgique en pensant que Papa adorait quand Maman me faisait des nattes. Je sors de ma transe quand j'entends un caméraman crier:
«Margaret, Joe, dépêchez-vous!»
«Ah, ça y est, ça va enfin commencer!» me dis-je.
D'après ce que ma sœur m'a dit, Joe est le présentateur de l'émission. Je l'aperçois, il est de taille moyenne, les cheveux grisonnants et il porte un costume chic. Je m'assieds sur les tribunes où les producteurs ont posé leur gros derrière, et j'observe. Le caméraman dit:
«Et... On est en direct dans 3.. 2.. 1..» Il fait un signe de la main à Joe.






















Chapitre 2:
L'émission

«Mesdames et messieurs, bienvenue en direct de votre émission en direct préférée! Aujourd'hui, sur le plateau de Télé Londres, nous accueillons la jeune et talentueuse... Margaret Hale!»
dit Joe devant la caméra, en faisant signe à ma sœur d'approcher.
«Bonjour Margaret, comment allez-vous?»
commence-t-il la conversation.
Ma sœur lui répondit en s'asseyant dans le sofa:
«Mais je vais très bien Joe, et vous? Et merci beaucoup de m'avoir invitée sur ce plateau, je suis très heureuse d'être ici, à Londres.»
«Nous ne pouvions pas éviter de vous inviter! Surtout que, votre dernier film, London's Bridge, sera présenté demain, c'est ça?»
«Exactement, je reste pendant deux jours, avec le réalisateur et bien évidemment John!»
«Fantastique! Nous pourrons donc vous voir devant le Cinématographique de Londres L'Étoile, pour une séance de photographies et d'autographes!»
«Mais dites-moi, vous savez déjà tout!» lui répondit Margaret en jouant le jeu.
«Ce n'est pas fini! Je sais aussi que dans ce film, vous incarnez Lucy, très amoureuse de Phil, incarné par John Reads, mais que c'est un amour impossible car ce dernier fait ses études de médecine à Paris!»
«Oh là là, ne dévoilez pas tout quand même!»
murmura presque Margaret, visiblement un petit peu agacée.
Joe rigola, puis changea de sujet:
«Bon, parlons un petit peu de vous. Nous ne savons pas grand chose sur votre identité. Est-ce vrai que vous avez un lien de parenté avec le très regretté Robert Hale?»
Ma gorge se noua. Margaret avait presque les larmes au yeux, lorsqu'elle répondit:
«Oui, c'est vrai, c'était mon père.
Sa mort a été très difficile pour nous.»
Joe dit avec douceur:
«Je suis désolé. Pour votre père et pour vous avoir mis dans cet état.
Vous savez, j'étais allé à un de ses concerts il y a longtemps, et j'ai aperçu deux petites filles dans la tribune d'honneur. Étiez-vous l'une d'elles?»
«Oui, ma petite sœur et moi allions souvent à ses concerts.»
«Ah, c'était votre petite sœur donc? Comment s'appelle-t-elle?»
«Mary, et elle a quinze ans. J'ai de la chance, elle est vraiment fantastique! C'est elle qui m'a accompagnée ici!»
«Que c'est aimable de sa part. Oh, mais serait-ce elle dans les tribunes, parmi les producteurs?»
Le caméraman s'efforça de tourner la lourde caméra vers moi.
Je fit un signe de la main.
«Venez donc nous rejoindre!»
me lança Joe.
Je suis du genre timide. J'hésitai
cinq secondes, puis j'y alla sans réfléchir. Il faut tout de même que je fasse honneur à ma sœur!




















Chapitre 3:
L'Interview

Je vins m'asseoir, non sans timidité, sur le sofa, à côté de Margaret. Joe commença à me poser des questions:
«Alors, Mary, qu'est-ce que ça fait d'être un membre d'une famille de célébrités?»
Dois-je dire la vérité? Où juste une partie?
Je choisit de répondre:
«Je suis fière. Oui, fière d'avoir une famille qui a du talent.»
«Et toi, que veux-tu faire plus tard? Tu veux prendre le chemin de la célébrité comme ton père et ta sœur?»
«Je ne sais pas encore. J'étudie à Oxford, et je suis plutôt forte en Arts Plastiques.» lui répondis-je.
Certes, j'ai menti, mais bon, c'est ça que je regrette.
«Oxford? Mais c'est fantastique d'avoir la chance d'y étudier! Vous habitez près d'Oxford?»
Je regarde ma sœur. Ai-je le droit de dévoiler l'endroit où on habite? Elle voit mon regard et hoche légèrement la tête.
«Oui, ça fait moins d'un an. Notre mère tient un salon de thé juste à côté de l'université!»
Et hop, un coup de publicité pour maman. Je suis fière de moi.
«Fantastique! Et bien, chères
demoiselles, il est temps de se quitter. Merci beaucoup à vous deux d'être venues sur le plateau de notre émission!»
«Merci à vous, Joe!» répondit ma sœur. Margaret et moi faisons la bise à Joe, puis quittons le plateau par un des côtés. On l'entend dire:
«Nous vous remercions de votre fidélité, et à la prochaine fois pour une fantastique nouvelle émission de Télé Londres
Dans les coulisses, ma sœur me prend dans les bras en disant:
«Sœurette, tu as été géniale!»
«Mais toi aussi!» lui dis-je.
«Comme dirait Joe, ç'a été une fantastique émission!» imite-t-elle le présentateur.
«Et pour cette réussite, on s'offre une crème glacée, qu'en dis-tu?»
elle ajoute.
Elle sait comme j'adore les crèmes glacées. La première fois que j'en ai goûté, c'était avec papa, à West Park. Je réponds immédiatement (avec un fausse modestie):
«Hum, ça peut être une bonne idée... C'est d'accord!»














Chapitre 4:
Rouge cerise

Petites, on était très proches toutes les deux. On a commencé à s'éloigner un peu quand elle est entrée dans le monde de la célébrité. C'était un peu la même chose avec notre père quand j'étais petite, mais après il s'est rattrapé et a passé plus de temps avec nous. J'ai l'impression que quand Margaret aura terminé la tournée de son film, elle sera de nouveau plus proche de nous.
Nous sommes donc allées à West Park pour manger une crème glacée.
Devant le marchand, ma sœur me demande ce que je veux.
J'ai le choix entre: vanille, fraise, chocolat ou cerise.
Je commande au marchand:
«Deux boules s'il vous plaît, une fraise et une vanille»
Il fait deux boules avec sa grande cuillère, qu'il met dans un cornet. Il me le tend.
«Et toi, que prends-tu?»
demandais-je à Margaret en donnant un gros coup de langue sur la crème glacée.
«Hum, je pense que je vais prendre une boule cerise, s'il vous plaît.»
dit-elle. Soit elle est moins gourmande que moi, soit elle tient à sa ligne.
Elle paye 10 livres, puis nous allons nous installer sur un banc près de la fontaine. Il fait tellement chaud que nos crèmes glacées fondent vite. On lèche comme on peut les bords en évitant de s'en mettre partout. Il y a encore un peu de crème glacée à la cerise qui déborde. Elle me fait penser à du sang.
«Je n'ai pas très hâte de demain» me dit ma sœur.
«Pourquoi donc? Tu n'aimes pas voir tes fans venus du monde entier?»
«Non, ce n'est pas pour ça. Il faut que je te dise quelque chose.»
Elle a l'air grave. Comme maman lorsqu'elle nous a annoncé que papa était mort. Elle allait reprendre sa phrase, quand un fan vint justement à nous.
«Oh la la... Vous êtes bien Margaret Hale hein? Oh, mon Dieu, j'y crois pas! S'il vous plaît, s'il vous plaît!» Il tendit à ma sœur un carnet et un stylo.
Elle reprit son air joyeux et lui dit:
«Bonjour! Comment vous appelez-vous?»
Il devait avoir un peu moins de la vingtaine, et il avait l'accent américain. À mon avis, il sera à la présentation du film demain.
«Jack, je m'appelle Jack. Excusez ma folie, c'est pas souvent que l'on voit une star de cinéma dans un parc!» lui dit-il, l'air excité.
Ma sœur prit tendrement le carnet et le stylo, et marqua:
To Jack, who I met in West Park while I was eating an ice cream with my sister!
Sincerely yours,
Margaret Hale

Je travaille en ce moment sur la deuxième partie.
J'espère que ça vous a plu!

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